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Check-ups (en cours de revue)

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Fiche patient

Avez-vous besoin d’un check-up régulier ? De nombreux patients le demandent. Quels sont les examens qui sont utiles?

 

Pour les personnes faisant partie d’un groupe à risque, d’autres recommandations sont applicables que pour les femmes et les hommes en bonne santé.

La question de savoir quels examens devraient être faits lors d’un check- up dépend de différents facteurs, par exemple des antécédents médicaux personnels, des antécédents familiaux, mais également des facteurs de risque personnels.

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L’entretien avec le médecin

 

L'entretien personnel avec le médecin est l'étape clef du check-up. Il permet au médecin d’en apprendre plus sur vous et d’évaluer quels sont les examens préventifs utiles et importants dans votre cas particulier. Lors d’un entretien de check-up, de nombreux thèmes peuvent être abordés, par exemple:

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- Habitude de vie: alimentation et mouvement - Maladies passées
- Maladies spécifiques dans la famille - Situation familiale, professionnelle

- Etat d'esprit et motivation, signes de dépression, gestion du stress
- Peurs et craintes
- Consommation d’alcool

- Consommation de nicotine

- Risque de maladies transmissibles par voie sexuelle ou consommation de drogues

- Consommation de drogues ou de médicaments

- Vaccins (toujours prendre avec soi le certificat de vaccination lors d’un check-up)

- Comportement à risque dans le trafic ou les loisirs
- Violence domestique
- Surpoids

 

Pour les personnes âgées: risque de chute, prévention des chutes

Un entretien avec le médecin avant chaque check-up

Un check-up est davantage qu’un examen physique avec des analyses de laboratoire. L’entretien avec le médecin en est l'élément principal. Lors de cet entretien, votre médecin en apprend plus sur vos conditions de vie, vos facteurs de risques pour certaines maladies et vos problèmes actuels. Vos craintes de souffrir d’une certaine maladie devraient également être abordées, afin d’établir quel est votre véritable risque en ce qui concerne cette maladie. Toutes ces informations permettent de choisir ensuite de manière ciblée les examens appropriés dans votre cas.

A savoir, les examens de prévention recommandés ne sont pas tous remboursés par l’assurance maladie. Le mieux est donc de vous renseigner auprès de votre caisse-maladie ou de votre médecin.

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Mesure de la tension artérielle

De nombreuses personnes ont pendant des années une pression sanguine trop élevée sans le savoir. Une pression trop élevée pendant des années est cependant un facteur de risque important de l’insuffisance cardiaque, de l’infarctus du myocarde, de l’attaque cérébrale et d’autres maladies cardiovasculaires. Il est donc recommandé de faire mesurer sa pression tous les trois ans dès l'âge de 20 ans.

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Si la pression est trop élevée lors d’une mesure, cela ne signifie pas encore qu’on souffre d’une pression trop élevée. Le médecin pose le diagnostic «d’hypertension» lorsque la pression était trop élevée lors de trois mesures en l’espace d’une semaine. 

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Une pression normale se situe en dessous de 140 pour la valeur supérieure et en dessous de 90 pour l’inférieure.

Des pressions de plus de 160 pour la valeur du haut et de plus de 95 pour celle du bas devraient être traitées par le médecin à l’aide de médicaments. Pour des valeurs entre 140 et 160 et entre 90 et 95, un changement du style de vie peut suffire pour normaliser à nouveau la pression. 

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Mesure du cholestérol

Si le cholestérol est trop élevé pendant de nombreuses années, cela constitue un facteur de risque de maladie cardiovasculaire (infarctus, attaque cérébrale, angine de poitrine, etc.). Chez les hommes de 35 à 65 ans et chez les femmes de 45 à 65 ans, le cholestérol devrait être mesuré tous les cinq ans. Il n’est pas encore clairement établi si la mesure du cholestérol chez les 65 à 75 ans en bonne santé est bénéfique. Dès 75 ans, la mesure du taux de cholestérol chez les personnes en bonne santé n’est plus utile.

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Patients à risque: Chez les patients à risque souffrant de maladies cardiovasculaires ou de diabète ainsi que chez les personnes ayant eu des cas de cholestérol élevé, d’infarctus du myocarde, d’attaque cérébrale ou d’occlusion vasculaire dans leur famille, on devrait déterminer le cholestérol à tout âge et à des intervalles plus courts, sur conseil du médecin. 

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Mesure de la glycémie

Environ 3% à 4% de la population suisse souffrent du diabète. La plupart souffre du «diabète de l’âge» ou diabète type II. Beaucoup n’en savent rien, car on ne le remarque pas avant longtemps. Si on traite le taux de glycémie trop élevé de manière assez précoce, on peut ainsi retarder ou éviter des atteintes aux yeux, aux reins, au cœur et aux vaisseaux sanguins. Dès l’âge de 45 ans, le risque de diabète augmente fortement. Il est par conséquent utile de faire contrôler son taux de glycémie tous les trois ans dès 45 ans. Le taux de glycémie devrait être mesuré le matin avant le petit-déjeuner. 

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Patients à risque: Chez les personnes suivantes, un contrôle régulier de la glycémie devrait être effectué déjà avant 45 ans: en cas de diabète dans la famille, de surpoids, de pression sanguine élevée, de cholestérol élevé, chez les femmes ayant eu un diabète gestationnel ou dont l’enfant pesait plus de 4100 grammes à la naissance ou chez les Tamouls. 

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Mesure de la pression oculaire 

Une pression intraoculaire élevée est un facteur de risque de glaucome. Il s’agit d’une maladie de l’œil qui implique que la personne voit de moins en moins bien. Des études récentes ont montré ce qui suit: lorsqu’on découvre assez tôt une pression intraoculaire élevée et qu’on la traite, on peut alors ralentir la détérioration de la vue, même si on ne peut toujours pas l’arrêter. Sur le plan international, il est recommandé de faire mesurer sa pression oculaire tous les deux à trois ans dès l’âge de 40 ans, mais au plus tard dès 50 ans. 

 

Patients à risque: On devrait procéder régulièrement à une mesure de la pression intraoculaire dès l’âge de 40 ans chez les personnes présentant un risque élevé de glaucome. Il s’agit des personnes ayant des cas de glaucome dans la famille, une pression élevée, une sévère myopie et de toutes les personnes avec une couleur de peau noire. 

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Cancer du sein – mammographie 

En Suisse, on recommande aujourd’hui à toutes les femmes âgées de 50 à 69 ans d'effectuer une mammographie (examen radiologique des seins) tous les deux ans. L’utilité de cet examen de routine est toutefois très controversée. Il est vrai que la mammographie permet de détecter éventuellement plus tôt un cancer du sein et de le traiter, mais l’examen lui-même comporte aussi de graves inconvénients et risques. Il n’y a aucune preuve montrant que cela permette de prolonger la vie des femmes concernées. Vous trouverez des informations complètes sur le pour et le contre du dépistage mammographique dans le dossier de santé «Dépistage précoce du cancer du sein». 

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Patientes à risque: Toutes les femmes dont une sœur ou la mère ont présenté un cancer du sein devraient faire faire des mammographies régulières déjà à partir de l’âge de 40 ans. Les femmes qui ont déjà eu un cancer du sein ou un stade précancéreux devraient égale- ment se faire examiner régulièrement. 

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Frottis en vue de dépistage du cancer du col de l’utérus 

Le frottis de dépistage au niveau du col de l’utérus devrait être effectué chez chaque femme dès le début de ses relations sexuelles lors du contrôle gynécologique de routine. Les deux premiers frottis devraient être faits à un intervalle annuel, puis les suivants tous les trois ans. 

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Cancer du colon - Recherche de sang dans les selles, coloscopie 

Un cancer du côlon saigne très souvent. Ce sang n’est cependant pas visible à l’œil nu; il est «caché» dans les selles. Un test permet d’en déceler sa présence. Malheureusement, celui-ci n’est pas très précis. Nous recommandons donc une coloscopie chez toutes les personnes au-delà de l'âge de 50 ans, donc à 50, 60 et 70 ans. Ces trois examens sont payés par la caisse-maladie (sauf franchise).

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Patients à risque: En cas d’antécédents familiaux de cancer du côlon (parents, frères ou sœurs), lors de certaines in- flammations chroniques du côlon ou si des polypes du côlon ont été décelés antérieurement, des coloscopies de- vraient être effectuées régulièrement. Il appartient au médecin de déterminer de façon individuelle à partir de quel âge et à quelle fréquence. 

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Cancer de la peau 

Contrôles réguliers uniquement pour les personnes à risque: ces personnes devraient faire examiner leur peau par un médecin toutes les années ou tous les deux ans. Ont un risque élevé de cancer de la peau les personnes dont les proches parents ont présenté un cancer de la peau, celles ayant une peau claire et qui sont sensibles à la lumière ou ont fréquemment attrapé un coup de soleil. Les personnes qui ont de nombreux grains de beauté ou des taches de forme irrégulière ou de plus de 6 mm devraient se faire examiner de façon régulière. Il est toujours indiqué de se rendre chez le médecin lorsqu’un grain de beauté change rapidement, grandit, démange ou se met à saigner. 

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Cancer de la prostate 

Jusqu’à ce jour, il n’existe aucune preuve que le dépistage du cancer de la prostate par le toucher rectal ou par la détermination du taux de PSA dans le sang permet de rallonger ou de sau- ver la vie. En fait, on ne devrait effectuer un tel test que lorsqu’un homme présentant un résultat suspect entend également recourir à d’autres examens et assumer les complications possibles d’une irradiation et d’une opération. Autrement, il ne faudrait effectuer des examens que de manière ciblée lors de troubles, par exemple lorsqu’il y a des difficultés à uriner. 

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Le dossier santé «Hypertrophie de la prostate» de mediX est entièrement consacré aux problèmes de prostate. 

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Mesure de la densité osseuse pour le dépistage de l’ostéoporose 

Une mesure de la densité osseuse (densitométrie) chez toutes les femmes ménopausées en bonne santé n'est pas recommandée. Par contre, toutes les femmes devraient prendre des mesures préventives contre l’ostéoporose: assez de mouvement, un apport suffisant de calcium, une consommation modérée d’alcool et abstinence de nicotine. On ne peut guère influencer certains facteurs de risque d’ostéoporose. C’est pourquoi, les femmes ayant eu des antécédents familiaux, une ménopause avant 45 ans, une anorexie dans le passé ou prenant des tablettes de corti- sone et pour une longue durée devraient prendre quotidiennement du calcium et de la vitamine D3 dès la ménopause. Si une femme présente plusieurs facteurs de risque ou a déjà eu des fractures de la colonne, une densitométrie est alors utile pour se prononcer pour ou contre une éventuelle thérapie avec un biphos- phonate. 

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Vous trouverez des informations complètes au sujet de l’ostéoporose dans le dossier santé «Ostéoporose» de mediX. 

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Echographie pour le dépistage d’un élargissement de l’aorte abdominale (anévrisme de l’aorte) 

Les hommes qui fument ou qui ont fumé antérieurement vivent avec un risque légèrement plus élevé d’avoir un élargissement de l’aorte abdominale (anévrisme de l’aorte abdominale). Pour des hommes dans cette situation, il peut être utile de procéder à un unique examen de l’aorte abdominale par échographie entre 65 et 75 ans. Dans notre pays, il n’existe pas de recommandations officielles à ce sujet. mediX se fonde sur des lignes directrices américaines et vous recommande de vous soumettre une fois à ce simple examen. 

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Examens qui ne sont pas nécessaires lors d’un check-up de routine

Certains examens font l’objet d’une propagande constante, mais ne présentent aucun avantage pour la plupart des personnes. Si, lors de son entretien avec le patient et lors de l’examen médical, le médecin ne trouve aucune anomalie ni aucun facteur de risque et si le patient ne présente aucun symptôme, les examens suivants sont alors inutiles: 

radiographie régulière des pou- mons chez un fumeur qui ne pré- sente aucun problème,

- examen régulier de l’urine détermination de marqueurs tumoraux dans le sang, 

- ECG et ECG à l’effort echographie de l’abdomen.

IMPRESSUM © 2015 by Verein mediX schweiz
Le dossier santé «Douleurs dorsales» a été actualisé en avril 2015. 

Dir. rédactionnelle :  Dr méd. Uwe Beise
Auteurs:  Dr méd. Anne Sybil Götschi,
 Dr méd. Felix Huber 

 

Toutes les informations de ce dossier santé se fondent sur l’état actuel des connaissances. Elles ne sauraient être considérées comme exhaustives. et ne remplacent aucun conseil ni traitement médical professionnel dans le cas particulier. Toute responsabilité de l’association mediX suisse, de la rédaction, des auteurs et du réseau de médecins mentionné en première page est exclue.

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